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CONTEXTE ET JUSTIFICATION DU SITA
Le coton, communément appelé l’or blanc, est la principale culture de rente et d’exportation de plusieurs pays africains. Sa culture et son traitement occupent une grande partie des activités des africains. Le coton est principalement utilisé dans le textile. Cette fonction première du coton est profondément ancrée dans nos sociétés africaines, car le tissu, au-delà de sa fonction vestimentaire est un langage, une marque d’identité. A titre d’exemple, on n’utilise pas le même tissu pour un chef ou un sujet. Les tisserands, les ouvriers qui fabriquent des tissus sur des métiers à bras, ont toujours occupé une grande place dans la société traditionnelle.

Le textile africain est encore au goût du jour, avec une évolution dans sa production. De par le passé, c’était juste de l’artisanat, mais à présent, il s’est mué en une véritable industrie dans la sous-région. Un peu partout, il y a des sociétés qui en font leur créneau.

Cependant, le textile africain est confronté à de nombreuses difficultés dont :

 

  • l’abandon progressif de son usage par les Africains au profit des tenues faites à base de tissus issus de produits non dérivés du coton ;
  • la rude concurrence que lui oppose le textile venu d’ailleurs, du fait du faible coût de cette dernière catégorie  ;
  • la problématique de sa promotion et de sa distribution en Afrique et ailleurs ;
  • la disparition progressive de certains types de textiles.


Il y a donc beaucoup de défis à relever pour le textile africain. Conscient de cet état de fait, il nous a paru opportun et urgent de mener des actions pouvant y pallier. C’est donc pour contribuer un temps soit peu à la réhabilitation du textile africain que INTERPUB a entrepris depuis 2009, d’organiser ce salon autrefois appelé TEXAF, et connu depuis 2010 sous la dénomination SITA.

La première édition s’est tenue en 2009, la deuxième en 2010 et la troisième du en 2011 En trois éditions, le SITA a permis d’interpeller davantage le public et les décideurs sur l’importance du textile africain dans l’économie des pays du continent. Il a par ailleurs permis de mener des réflexions sur l’avenir de ce bien que nous avons en commun. Il s’avère donc nécessaire, que cette entreprise se poursuive avec plus de vigueur et d’éclat, pour imposer et valoriser le textile africain. Pour cela, elle doit être encouragée et soutenue. La pérennisation du SITA est donc plus que jamais une nécessité.

Parmi les contraintes liées à la promotion du textile africain, il y est ressorti lors du forum précédant, la question de l’écoulement et du cout des produits traditionnels notamment le FASO DANFANI. Cette interpellation fut une invite à mener une réflexion véritable pour trouver des moyens opportuns pour la résolution de ces difficultés. Cette tentative de solution a sans doute conduit au choix du thème de la présente édition qui est : « port du textile traditionnel africain en milieu scolaire ».

Depuis la fin de l’année 2014, à la suite de l’insurrection populaire, il est fort appréciable de constater un regain d’intérêt pour le port de l’habit traditionnel, le Faso Danfani par les plus hautes autorités du Burkina Faso et même par les citoyens malgré le cout quelque peu élevé. Ce renouveau se consolide avec l’adoption du Faso Danfani par le Président du Faso et l’apparition du président Ghanéen lors son investiture vêtu d’un pagne traditionnel. Ceci est sans doute le signe de l’engagement au plus haut sommet, présageant de ce fait un avenir radieux au textile traditionnel africain.

Le succès du SITA demeure un enjeu majeur pour toute personne désireuse de protéger ce patrimoine africain. Ce salon doit être également un moyen de booster ce secteur d’activités.

Tout apport en guise de perfection de ce projet, sera pris en compte avec intérêt, pour une émergence plus forte du textile africain.

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